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J'AI ENCORE MENTI  ! de Gilles LEGARDINIER

Editeur : Flammarion - 400 pages – ISBN-13: 978-2081420267

 

Laura se pose beaucoup de questions.

Comment réussir sa vie ? Est-il possible de manger tout ce que l'on aime sans prendre dix kilos ? Comment trouver l'amour ? Trop de doutes pour être heureuse, trop d'envies pour se contenter du banal... Jusqu'au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire.
La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorges, les garçons, l'électricité et les lois qui gouvernent l'Univers... Libérée des a priori, portée par un cœur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même...

Gilles Legardinier confirme brillamment qu'il n'a pas son pareil pour allier le rire à l'émotion.
Qui n'a jamais rêvé de tout oublier pour recommencer ?
Attention : les scènes de cette comédie sont vécues par des non-professionnels, il est vivement conseillé de les reproduire chez vous !

 

  

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ENTRE MES MAINS LE BONHEUR SE FAUFILE de Agnès MARTIN-LUGAND

Editions Pocket - 288 pages - ISBN : 978-2266255127

 

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s'échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son coeur apaisé. Jusqu'au jour de l'explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.

Alors elle déchire le carcan et s'envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l'égide autoritaire de l'élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l'exubérance du Paris mondain.

 

Dans les forêts de Sibérie

 

 

DANS LES FORÊTS DE SIBERIE de Sylvain TESSON

Editeur : Gallimard - 269 pages - ISBN : 978-2070129256

 

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

 

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Et pour finir, ce livre que m'a offert ma tendre moitié à Noël. Il est tout simplement magnifique !

 

L'INFINIE PATIENCE DES OISEAUX de David MALOUF

 

 

L'INFINIE PATIENCE DES OISEAUX de David MALOUF

Editeur : Albin Michel - 234 pages – ISBN-13 : 978-2226326164

 

Lorsqu'en 1914, Ashley Crowther revient en Australie, dans le Queensland, pour s'occuper de la propriété héritée de son père, il découvre un paysage merveilleux peuplé de bécasses, d'ibis et de martins-chasseurs. Il y fait également la connaissance de Jim Saddler, la vingtaine comme lui, passionné par la faune sauvage de l'estuaire et des marais. Au-delà de leurs différences personnelles et sociales, les deux jeunes hommes ont en commun un véritable amour de la nature. Et ils partagent un rêve : créer un sanctuaire destiné aux oiseaux migrateurs.
Loin de là, l'Europe plonge dans un conflit d'une violence inouïe. Celui-ci n'épargnera ni Jim, qui rejoint un camp d'entraînement à Salisbury, ni Ashley, envoyé à Armentières. Seul témoin de la parenthèse heureuse qui les a réunis, Imogen, une photographe anglaise amoureuse comme eux des oiseaux, saura-t-elle préserver le souvenir des moments exceptionnels qu'ils ont connus ?
Traduit pour la première fois en français, ce roman signé par l'un des plus grands écrivains australiens contemporains, et publié il y a près de quarante ans, s'impose avec le temps comme un chef-d'oeuvre empreint de poésie et de lumière.

 

Je partage avec vous les critiques trouvées et auxquelles j'adhère totalement :

 

« Le roman magnifiquement sobre d'un immense poète. »

The Daily Telegraph

 

« Lamentable. Il n'y a pas d'autre mot. N'avoir jamais lu David Malouf était une faute. Aucune excuse. [...] La beauté y triomphe à chaque page »

Le Figaro

 

Une vision unique, lumineuse et impressionniste de la guerre de 14, à travers le destin de deux Australiens plongés dans l’horreur des tranchées.

Chanter la paix et la guerre, dire, avec tendresse et poésie, la mort comme la vie, le carnage comme la splendeur de la nature, la cruauté comme l’absolue sensibilité, l’instant comme l’éternité ; et tout ça en si peu de mots ciselés, de phrases précises et chorégraphiées, de chapitres écrits comme seraient peints des tableaux impressionnistes : c’est l’exploit que recrée de livre en livre l’Australien David Malouf, 84 ans. Curieusement, ce lumineux et court récit composé en 1982 n’avait jamais été traduit. Il nous arrive comme neuf, toujours aussi frémissant, et d’une brutalité chaotique pourtant. On est en 1914, en Australie, quelque part sur les côtes sauvages du Queensland. La guerre commence à déchirer l’Europe, à saigner de tranchées la frontière franco-allemande. C’est là que vont s’embourber deux jeunes engagés australiens : Ashley, riche propriétaire terrien, et l’employé qui observe et répertorie pour lui les oiseaux de son domaine, le taciturne et solitaire Jim. Avant que les deux hommes ne s’embarquent, David Malouf les montre sur leurs terres, observant une nature vierge de commencement des temps, aux côtés d’une excentrique Anglaise qui photographie, obsédée elle aussi par ces paysages suspendus dans l’éternité… L’observation du monde pour se soustraire à la violence des hommes, leur échapper et leur pardonner. Rarement aura été écrite avec tant de précision olfactive, visuelle, auditive, tactile, l’existence obéissante et absurde des poilus de 1914-1918. Et sans emphase, avec pudeur et cette si étonnante délicatesse. Telle une longue chanson triste qui célébrerait l’incorruptible mélodie des choses. Ici se côtoient les morts et les vivants, le rêve et le cauchemar, les tragédies du passé et celles du présent dans une calme suite de peines et de renoncements. Ici on disparaît comme chantent les oiseaux, on meurt comme s’oublient au petit matin les rêves. Doucement. David Malouf réinvente la paix après le voyage au bout de la guerre…

Télérama

 

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Merci infiniment de votre fidélité

et vos sympathiques commentaires