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Les petites passions de Pahi
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Les petites passions de Pahi
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21 septembre 2021

Mes dernières lectures (86)

3

 

 

1

 

2

 

LA COMEDIE HUMAINE d'Honoré de Balzac  -  TOME 3

530 pages

 

Albert Savarus

La jeune Philomène de Watteville est des plus beaux partis de Besançon. Un jeune et brillant avocat vient de s'installer: Albert Savarus. Cet homme ambitieux reste toutefois discret et intrigue Philomèle. Son attrait pour lui ne fait que croître quand paraît une nouvelle signée par cet homme: «L'Ambitieux par amour», histoire dans laquelle un homme veut réussir pour pouvoir épouser une princesse italienne dès qu'elle sera veuve. L'imagination de Philomène s'enflamme et elle décide de tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est Albert Savarus, ses relations, sa vie, sans en mesurer les tragiques conséquences.

La Vendetta

Paris, juillet 1815. Ginevra di Piombo, beauté altière de vingt-cinq ans, étudie la peinture dans le réputé atelier Servin. Jalousée par les autres élèves, constamment épiée, elle est quant à elle tout entière à son chevalet. Un bruit, un jour, dans le cabinet adjacent, retient pourtant son attention. Un jeune proscrit, Luigi, napoléonien et corse comme elle, y est caché. S'ouvre alors une histoire passionnelle où se mêlera à leur amour fou l'ombre d'une terrible vendetta. "Ginevra était entière dans ses volontés, vindicative, emportée comme Bartholoméo l'avait été pendant sa jeunesse. Le Corse se complut à développer ces sentiments sauvages dans le coeur de sa fille, absolument comme un lion apprend à ses lionceaux à fondre sur leur proie."

Une double famille

« Quand tu te marieras, reprit le comte […], n’ accomplis pas légèrement cet acte, le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la société. Souviens-toi d’étudier longtemps le caractère de la femme avec laquelle tu dois t’associer […]. Le défaut d’union entre deux époux, par quelque cause qu’il soit produit, amène d’effroyables malheurs […]. » Dans cette mise en garde adressée à son fils, c’est toute son histoire que résume le comte de Granville. L’adultère ne saurait être la solution à un mariage raté, nous dit Une double famille, une des premières Scènes de la vie privée, mais pour notre plus grand plaisir de lecture, on ne court pas tout droit à cette conclusion. La construction savante du roman, en brouillant les images de l’épouse et de la maîtresse, oblige à réfléchir sur le message délivré : Balzac pose d’emblée la question du mariage dans toute sa complexité.

La paix du ménage

Au cours d'un grand bal, une belle inconnue attire les regards de deux jeunes séducteurs. Dans des jeux de salon, les intrigues se font et se défont tandis qu'une bague de grande valeur change à plusieurs reprises de propriétaire. Extrait : Cette railleuse accumulation de consonnes servit de réponse à la provocation du général que son ami toisa plaisamment avant de le quitter. La mode de ce temps obligeait un homme à porter au bal une culotte de casimir blanc et des bas de soie. Ce joli costume mettait en relief la perfection des formes de Montcornet, alors âgé de trente-cinq ans et qui attirait le regard par cette haute taille exigée pour les cuirassiers de la garde impériale dont le bel uniforme rehaussait encore sa prestance, encore jeune malgré l’embonpoint qu’il devait à l’équitation. Ses moustaches noires ajoutaient à l’expression franche d’un visage vraiment militaire dont le front était large et découvert, le nez aquilin et la bouche vermeille. Les manières de Montcornet, empreintes d’une certaine noblesse due à l’habitude du commandement, pouvaient plaire à une femme qui aurait eu le bon esprit de ne pas vouloir faire un esclave de son mari. Le colonel sourit en regardant le maître des requêtes, l’un de ses meilleurs amis de collége, et dont la petite taille svelte l’obligea, pour répondre à sa moquerie, de porter un peu bas son coup d’œil amical.

Madame Firmiani

Qui est cette madame Firmiani pour laquelle le jeune Octave de Camps s'est ruiné ? Monsieur de Bourbonne, oncle d'Octave, monte à Paris pour découvrir qui est réellement cette femme dont la personnalité est controversée dans le tout-Paris... Extrait : Oh ! madame Firmiani, mon cher, est une de ces femmes adorables qui servent d’excuse à la nature pour toutes les laides qu’elle a créées par erreur ; elle est ravissante ! elle est bonne ! Je ne voudrais être au pouvoir, devenir roi, posséder des millions, que pour (ici trois mots dits à l’oreille). Veux-tu que je t’y présente ?...

Etude de femme

Croquis ironique de ces jeunes Parisiennes très pieuses de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin que le « redressement moral » de la Restauration avait mises à la mode à la veille de la Révolution de 1830.

La fausse maîtresse

Clémentine du Rouvre a épousé le comte Laginski, noble polonais. Elle découvre que depuis un bon moment, la fortune de sa maison est en fait gérée, secrètement, par un autre polonais, Paz, ami de son mari: la voici quasiment «mariée avec deux polonais». Clémentine et Paz se découvrent, mais Paz, par fidélité à son ami, s'invente une liaison avec Malaga, une écuyère de cirque.

Le message

Deux jeunes gens voyagent en diligence vers Moulins. Un accident interrompt ce voyage. Un des deux jeunes hommes, grièvement blessé et se sachant mourant, confie à son compagnon le soin d'annoncer sa mort à sa maîtresse, la comtesse Juliette de Montpersan. Le messager raconte comment il a rempli sa triste mission.

 

3

 

SE LE DIRE ENFIN d'Agnès Ledig

Éditeur‏ :‎ J'ai lu - 512 pages - ISBN-13 : 978-2290253205

 

De retour de vacances, sur le parvis d'une gare, Édouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande, le refuge. Là, dans une chambre d'hôtes environnée d'arbres centenaires, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d'un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu'une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S'il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d'être.

 

4

 

UN PAQUEBOT DANS LES ARBRES de Valentine Goby

Editeur : Actes Sud - 267 pages - ISBN 978-2-330-09610-6

 

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l'enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d'Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils été le coeur battant de ce village situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, le couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et les antibiotiques ne font pas toujours de miracle.

Du haut de son jeune âge, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse et préserver la dignité de ses parents, retirés dans le sanatorium -grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

A travers un roman solaire, porté par le regard d'une adolescente rebelle heurtée de plein fouet par le réel, Valentine Goby poursuit son travail sur le corps dans l'Histoire, le rôle des femmes face à l'adversité, leur soif de liberté.

 

Puis un dernier, mais ne vous fiez pas au titre ! Lisez-le, ce n'est pas une lecture tristoune ! Depuis sa parution, j'avais hâte de le lire.

Enrichissant, émouvant et profond...

 

1

 

VIVRE AVEC NOS MORTS de Delphine Horvilleur 

Éditeur ‏ : ‎ Grasset - 234 pages - ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2246826941

 

«  Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis…  »
Etre rabbin, c’est vivre avec la mort  : celle des autres, celle des vôtres. Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent  :   «  Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l’histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d’hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits.  »
A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés  : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d’une vie interrompue (célèbre ou anonyme),   la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l’évocation d’une blessure intime ou la remémoration d’un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
Nous vivons tous avec des fantômes  : «  Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu’on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons.  » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. «  Le rôle d’un conteur est de se tenir à la porte pour s’assurer qu’elle reste ouverte  » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes… 

 

 7

 

Merci votre visite

et vos gentils commentaires

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Commentaires
F
Bonsoir Denise,<br /> <br /> Nous avons une lecture en commun.. Je viens de terminer "Se le dire enfin".<br /> <br /> Gros bisous du Sud Loire.
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A
Belles lectures!!! Bisous
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P
de belles lectures ! Gros bisous Denise, j'espère que tu vas bien ?
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B
Grande lectrice ! En plus il y a de quoi faire avec Balzac et sa Comédie Humaine. <br /> <br /> Bonne journée de bonnes lectures !
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O
Je suis admirative.<br /> <br /> Moi qui "dévorais" livre sur livre, je ne lis plus du tout, impossible de le concentrer!!!...<br /> <br /> Bises
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B
D'excellentes lectures ! Balzac est une valeur sûre ! Il faudrait en effet prendre le temps de relire nos classiques.<br /> <br /> Je te souhaite une douce journée ma Denise et je t'embrasse très fort.<br /> <br /> Bernadette.
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C
Je ne connais que Balzac dans tes lectures. Par contre j'ai suivi un reportage sur la rabine qui est très attachante et d'une intelligence rare, qu'elle exprime très bien . <br /> <br /> En général j'apprécie les romans de chez Babel Actes Sud. <br /> <br /> Et maintenant le tome IV ? <br /> <br /> Bises
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E
Balzac... je n'en ai lu aucun.. pourtant je suis sûre qu'on a du en étudier en classe..!! mais lequel? ma mémoire me fait défaut! En tous les cas le livre est très "beau"<br /> <br /> Agnès Ledig..je les ai tous lus.. et d’ailleurs on avait pu la rencontrer lors d'une séance de dédicace à Obernai.. ce n'est pas celui que je préfère..pourtant c'est ce roman qui m'avait donné envie de passer nos vacances l'année dernière dans la forêt de Brocéliande.. j’ai voulu retrouver cette atmosphère mais... <br /> <br /> les autres romans me sont inconnus et c'est "rigolo" mais en rentrant de vacances l'année dernière nous nous sommes arrêtés à La Roche Guyon.. plus beau village de France!! <br /> <br /> le dernier doit être intense à lire.. un sujet difficile et très personnel<br /> <br /> merci pour ton partage de tes lectures!!<br /> <br /> gros bisous bonne semaine ( ps merci pour ton message perso..)<br /> <br /> je t'embrasse
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T
Balzac une valeur sure, j'aime beaucoup A.Ledig, le dernier doit être difficile mais apaisant, bisous
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